Poème : rien de nouveau sous le soleil

Publié le 18 Octobre 2026

Voilà un poème que j'ai écris à l'automne de 2025, à une époque où je me posais beaucoup de questions spirituelles. Le résultat n'est pas définitif, parce que mes recherches ne sont pas encore terminées. Je me suis décidé à le publier malgré tout, parce que je trouvais que c'est dans l'esprit du temps. 

Les Hébreux braconnaient, semaient et moissonnaient
Jaloux des oiseaux des cieux qui n’en sont jamais soucieux !
Condamnés à travailler parce qu’Adam s’ennuyait
Huit siècles ils l’ont attendu et puis il est descendu !
Celle qui fut rejetée accusée d’inventer,
Aura quand même enfanté un invincible été !
Les eaux du Léthé l’ont-elles faite amnésique,
Ou a-t-elle été éblouie de musique ?
Il a su mourir pour vivre, son absence te délivre
Du besoin de sacrifier aux dieux pour les pacifier !
L’esclave affranchi contemple la fin des marchands du temple, 
La terre sera distribuée à ceux qui ont contribué !
Tout est consommé, à toi les sommets,
Il sait délester ce qui t’attristait !
Des peuples ont aimé sa vie essaimée,
Et ont eu les yeux tournés vers les cieux !
Il a vécu et il vit pour ne pas que tu dévies,
Et il vivra peut-être si tu en fais ton maître !
Sujet-supposé-savoir quel était notre devoir
Son épée qui désunie fait désirer l’infini !
La dignité exigeait l’autonomie du sujet
Conjointe aux solidarités dont hérite le déshérité !
Nul ne sera sacrifié, vous serez tous qualifiés,
Et celui qui déclare forfait aura le droit d’être imparfait ! 
Le charpentier écrira, et le scribe assemblera,
Qu’importe nos origines, la même gloire nous destine !
Le glaive sera au musée, l’acteur pourra s’amuser,
Dès que l’Histoire se dénoue, la voie lactée est à nous !
Dire non à la bête immonde et vouloir changer le monde,
C’est se faire bouc émissaire des oligarques faussaires !
Face à l’égoïsme attisé par l’empire automatisé,
Résiste aux électrochocs que leur déraison provoque !
C’est son intervention qui abat les conventions
À la seule condition que tu passes à l’action !
Il s’est fié aux hommes pour fonder son royaume
Mais on ne peut le faire qu’avec une touche d’enfer !
Et la Terre-mère notre sœur accouche dans la douleur,
Du viol de ses agresseurs des idoles sans valeur !
Ô gens de bonne volonté, le déluge qui se dessine,
Peut à nouveau être évité sans que le mal ne s’enracine !
Nos sœurs les rivières infusées de métaux lourds,
Seront assez fières pour proclamer son amour !
Et nos frères les forêts consumés d’un feu usurier,
Seront régénérés et ouverts aux aventuriers !
Oublie le regard des autres qui pour des likes se vautrent,
Soit le bon Samaritain même en brouillard indistinct !
Seule la générosité vaincra l’animosité,
Mais ce message si profond, on le savait déjà au fond !

Publié dans #Poèmes

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