Poème : Tristan et Iseut
Publié le 7 Octobre 2026
Si l’on en croit ce qu’a raconté le roman de Tristan et Iseut,
Marc avait pour dernière volonté d’offrir sa couronne à son neveu !
Mais le brave Tristan a déchanté lorsque les barons ont écarté
Toute matrilinéarité pour être digne de la chrétienté :
« Trouve une vierge pour lui faire la nique en l’enivrant au philtre d’amour,
Pour plaire à notre Dieu unique lequel n’a guère le sens de l’humour ! »
Et c’est ainsi que fut aboli un système familial de folie
Un papa, une maman, des tontons, je regrette l’indifférenciation !
Oui, je suis bâtard et j’en suis fier : ma mère est la plus douce des sorcières,
Ses frères m’ont appris l’art de la guerre, mon père m’a appris les bonnes manières !
Écoutez-moi bien les culs-bénis, vous vous complaisez dans le déni,
Vous avez offert à vos frangines une idéologie misogyne !
Pour vous repentir de cette boulette, vous inventâtes la galanterie,
Tout en interdisant la branlette, entre autres sortes de conneries !
Mais moi je vois clair dans votre jeu, vous les névrosés moyenâgeux,
Ne méritez rien que leur mépris, l’antique liberté n’a pas de prix !
Si j’avais l’honneur d’avoir une sœur, ses enfants seraient aussi les miens,
J’anéantirai ses agresseurs, comme le faisaient les guerriers païens !
Elle s’habillerait comme bon lui semble, nous ferions des arts martiaux ensemble,
Elle en baiserait de toutes les couleurs, avant d’accoucher sans la douleur !
Le premier qui lui manque de respect, vous savez où on lui plante l’épée :
Dans l’endroit même où il a pêché, qu’il passe toute sa vie à pleurnicher !
J’aurais pris ses gosses en fosterage, nous aurions pu sublimer leur rage,
Et partir à la conquête du monde, pour terrasser la bête immonde !
Mais être fils unique me brise le cœur ; je n’serai jamais tonton flingueur.
En plus, quand j’me cherche une amazone, je finis toujours dans la frèrezone...
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