poemes

Publié le 20 Octobre 2026

Je suis né dans l'Hexagone,

Autant dire dans l'œil du cyclone,

En première ligne pour assister

à assez pour me faire pister,

Pour un banal crime en pensée,

Qui fit passer pour insensée,

Ma vie à attendre Godot,

Mais cette fois, j'en ai plein le dos...

Vive les thésards et l'abstraction !

Vive les beaux-arts de science-fiction !

On en a marre des distractions,

Mais quand démarre l'insurrection ?

Or le hasard des élections

reste un bazar plein de factions ;

Ma terre bizarre, contradiction,

Veut-elle César pour faire l'action ?

La France est un paradis froid,

Il y a de quoi vivre l'effroi,

De qui se sent seul sans sa mère,

Peur de finir sa vie amer,

Voici que la vérité explose,

Plus épineuse que la rose,

Elle est là et il faut qu'elle gène,

Nonobstant les lacrymogènes !

Vive les thésards et l'abstraction !

Vive les beaux-arts de science-fiction !

On en a marre des distractions,

Mais quand démarre l'insurrection ?

Or le hasard des élections

reste un bazar plein de factions ;

Ma terre bizarre, contradiction,

Veut-elle César pour faire l'action ?

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Publié le 18 Octobre 2026

J'ai écrit ce poème à l'époque où je voulais résumer les propriétés de la société telle que je ne pouvait en imaginer de meilleure. Je ne pourrai jamais abandonner l'espoir d'un monde meilleur. Toute mon existence deviendrait une défaite. Mais je peux renoncer à la violence tant que le système ne me force pas à choisir entre ma survie et mes idées.

C’est la zizanie, les zazous gagnent zéros,
Les milliardaires pourris se prennent pour des héros...
Mais nous on sait comment les remettre à leur place,
Le premier qui se casse en Suisse on le remplace !

La plèbe en arme jouira de sa victoire totale
À jamais soustraite à l'emprise du capital !
Citoyen enfuis-toi de ta prison mentale,
Découvre l’étendue de ta force vitale !

L’industrie sera enfin relocalisée,
La dictature de l’actionnaire sera brisée ;
Les stakhanovistes auront bonus et médaille,
L’étoile noire subira le retour des Jedi !

[REFRAIN]

Pour décroître la consommation mortifère
Sous la capacité de charge de la biosphère,
Il faut une planification informatique
Qui ne répondra qu'à nos besoins authentiques !

[REFRAIN]

Mais la RAFU n'est pas tour d'ivoire fortifiée,
C'est au peuple tiré au sort qu'elle veut confier
La constitution d'une septième république
Dont tout peuple exploité voudra une réplique !

[REFRAIN]

Frère dont la race opprimée ne peut s'accomplir,
L'esclavage de ce siècle on saura l'abolir !
Sœur baise qui tu veux et habille toi sans vergogne,
Le premier qui te manque de respect on le cogne !

                  [REFRAIN]

La France réapprendra à aimer l'avenir
Grâce à sa diplomatie qui doit devenir
Le moyeu d'une roue qui fasse tourner le monde
Et anéantisse pour toujours la bête immonde !

[REFRAIN]

Et jamais nous n'accepterons d'être restreints
Par les limites pathétiques de notre époque :
Notre confédération se traverse en train,
Transeurasien de Glasgow à Vladivostok !

[REFRAIN]

Puisque nous combattons les fausses évidences,
L'optimisme est notre suprême dissidence :
D'abord nous sauverons la Terre de l'asphyxie,
Puis nous partirons explorer les galaxies !

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Publié le 18 Octobre 2026

Voilà un poème que j'ai écris à l'automne de 2025, à une époque où je me posais beaucoup de questions spirituelles. Le résultat n'est pas définitif, parce que mes recherches ne sont pas encore terminées. Je me suis décidé à le publier malgré tout, parce que je trouvais que c'est dans l'esprit du temps. 

Les Hébreux braconnaient, semaient et moissonnaient
Jaloux des oiseaux des cieux qui n’en sont jamais soucieux !
Condamnés à travailler parce qu’Adam s’ennuyait
Huit siècles ils l’ont attendu et puis il est descendu !
Celle qui fut rejetée accusée d’inventer,
Aura quand même enfanté un invincible été !
Les eaux du Léthé l’ont-elles faite amnésique,
Ou a-t-elle été éblouie de musique ?
Il a su mourir pour vivre, son absence te délivre
Du besoin de sacrifier aux dieux pour les pacifier !
L’esclave affranchi contemple la fin des marchands du temple, 
La terre sera distribuée à ceux qui ont contribué !
Tout est consommé, à toi les sommets,
Il sait délester ce qui t’attristait !
Des peuples ont aimé sa vie essaimée,
Et ont eu les yeux tournés vers les cieux !
Il a vécu et il vit pour ne pas que tu dévies,
Et il vivra peut-être si tu en fais ton maître !
Sujet-supposé-savoir quel était notre devoir
Son épée qui désunie fait désirer l’infini !
La dignité exigeait l’autonomie du sujet
Conjointe aux solidarités dont hérite le déshérité !
Nul ne sera sacrifié, vous serez tous qualifiés,
Et celui qui déclare forfait aura le droit d’être imparfait ! 
Le charpentier écrira, et le scribe assemblera,
Qu’importe nos origines, la même gloire nous destine !
Le glaive sera au musée, l’acteur pourra s’amuser,
Dès que l’Histoire se dénoue, la voie lactée est à nous !
Dire non à la bête immonde et vouloir changer le monde,
C’est se faire bouc émissaire des oligarques faussaires !
Face à l’égoïsme attisé par l’empire automatisé,
Résiste aux électrochocs que leur déraison provoque !
C’est son intervention qui abat les conventions
À la seule condition que tu passes à l’action !
Il s’est fié aux hommes pour fonder son royaume
Mais on ne peut le faire qu’avec une touche d’enfer !
Et la Terre-mère notre sœur accouche dans la douleur,
Du viol de ses agresseurs des idoles sans valeur !
Ô gens de bonne volonté, le déluge qui se dessine,
Peut à nouveau être évité sans que le mal ne s’enracine !
Nos sœurs les rivières infusées de métaux lourds,
Seront assez fières pour proclamer son amour !
Et nos frères les forêts consumés d’un feu usurier,
Seront régénérés et ouverts aux aventuriers !
Oublie le regard des autres qui pour des likes se vautrent,
Soit le bon Samaritain même en brouillard indistinct !
Seule la générosité vaincra l’animosité,
Mais ce message si profond, on le savait déjà au fond !

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Publié le 7 Octobre 2026

Au poker tu obtins la victoire et tu n’arrivais pas à y croire,

Tel un cobaye de laboratoire prêt pour au tribunal te faire voir.

Toutes ces cartes racontaient une histoire, mais tu savais l’art de prévaloir,

Cesse de nier que tu es méritoire et apprends à savourer ta gloire !

Puis tu fus vendu pour deux furets par un faux-cul qui te rassurait,

Tous les secrets que tu conjurais, à qui a-t-il pu les susurrer ?

Arrête un peu de te torturer, ta parano est prématurée,

Tu n’as pas idée de la purée où tu glisseras dans la durée !

Pendant que l’Europe périclitait, gouvernée par l’imbécilité,

Tu crus perdu pour l’éternité les fulgurances de l’antiquité,

Flamby face aux fausses divinités se dégonfla en servilité,

Mais tu vis la possibilité de fonder une nouvelle cité :

Si tu crois encore au grand soir, n’aie peur de rien sauf décevoir,

Essaie de baiser battre et boire pour contrecarrer la World War,

Sans jamais les laisser t’accroire qu’il serait vain ou illusoire

De courir le long du rasoir sans trébucher dans la nuit noire !

En cas de combats frénétiques dans des tranchées cybernétiques

Tu peux faire comme les hérétiques firent pendant les temps prophétiques

          T’enfuir dans les monts helvétiques pour étudier la dialectique

          Puis refaire l’Union Soviétique en un peu plus hellénistique !

C’est alors au nord du Grand brouillard que t’aurais pu être débrouillard,

Mais au lieu d’investir tes milliards, tu préféras rester rondouillard,

Est-ce pourquoi tu ne fus pas couillard lorsqu’elle t’offrit un rire égrillard ?

Cesse de croire qu’on te cache un poignard, elle voulait seulement jouer au billard !

Puis c’est à Panam qu’une occasion se présenta pour la diffusion

De ta thèse à la télévision : une menace illégale d’exclusion !

Dans l’ascenseur tu eus des visions, tu t’attendais à une explosion,

Ton esprit était en confusion, et t’interner fut leur décision.

Tu entendis un tonnerre qui gronde dans un ciel sans nuage à la ronde,

Tu vis venir l’errance vagabonde des transgressions marines qui inondent

Les excroissances de ce monde immonde où les infinis sensuels abondent

Ente les idées nauséabondes et les résipiscences pudibondes 

Tu ne t’es pas défenestré, étant de ceux qui combattraient

Mais tu te crus un peu castré, vu qu’ils t’avaient enregistré

Pendant que tu te la lustrais. Alors resteras-tu prostré,

Ou bien vas-tu te dépêtrer, pour pouvoir enfin folâtrer ?

Sors de ta bulle et parle-leur, pour vérifier si c’est un leurre,

Tu sens qu’est enfin venue l’heure de leur démontrer ta valeur

En faisant périr le malheur sans user d’un antidouleur

Mais en te montrant querelleur avec la caste des violeurs !

Avec insolence ils te poussèrent dans le trou où mourut Althusser,

Te gavant de médocs qui t’usèrent, ce fut ta traversée du désert,

Tu aurais fini ta vie amère sans la consolation de ta mère,

Elle fêta ton triste anniversaire pour que soudain l’étau se desserre.

De retour parmi les sains d’esprits, de toi l’univers s’était dépris,

La France avait élu le mépris pour vendre ce qui n’a pas de prix,

Au fond, avais-tu vraiment compris ce qu’il fallait avoir entrepris

Pour ne pas mourir dans le mépris comme tant d’autres génies incompris ?

Commence là ton chemin de Damas pour lequel tu es à la ramasse,

Tu peux en finir de ton surplace, risque ton poignet et brise la glace ;

Mais ne deviens jamais Fantômas avec le savoir que tu amasses :

Si tu t’enfermes dans ton palace, gare au courroux de la populace !

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Publié le 7 Octobre 2026

Si l’on en croit ce qu’a raconté le roman de Tristan et Iseut,  
Marc avait pour dernière volonté d’offrir sa couronne à son neveu !
Mais le brave Tristan a déchanté lorsque les barons ont écarté
Toute matrilinéarité pour être digne de la chrétienté :
« Trouve une vierge pour lui faire la nique en l’enivrant au philtre d’amour, 
Pour plaire à notre Dieu unique lequel n’a guère le sens de l’humour ! »
Et c’est ainsi que fut aboli un système familial de folie 
Un papa, une maman, des tontons, je regrette l’indifférenciation !
Oui, je suis bâtard et j’en suis fier : ma mère est la plus douce des sorcières,
Ses frères m’ont appris l’art de la guerre, mon père m’a appris les bonnes manières !
Écoutez-moi bien les culs-bénis, vous vous complaisez dans le déni,
Vous avez offert à vos frangines une idéologie misogyne !
Pour vous repentir de cette boulette, vous inventâtes la galanterie,
Tout en interdisant la branlette, entre autres sortes de conneries !
Mais moi je vois clair dans votre jeu, vous les névrosés moyenâgeux,
Ne méritez rien que leur mépris, l’antique liberté n’a pas de prix !
Si j’avais l’honneur d’avoir une sœur, ses enfants seraient aussi les miens, 
J’anéantirai ses agresseurs, comme le faisaient les guerriers païens !
Elle s’habillerait comme bon lui semble, nous ferions des arts martiaux ensemble,
Elle en baiserait de toutes les couleurs, avant d’accoucher sans la douleur !
Le premier qui lui manque de respect, vous savez où on lui plante l’épée :
Dans l’endroit même où il a pêché, qu’il passe toute sa vie à pleurnicher !
J’aurais pris ses gosses en fosterage, nous aurions pu sublimer leur rage,
Et partir à la conquête du monde, pour terrasser la bête immonde !
Mais être fils unique me brise le cœur ; je n’serai jamais tonton flingueur.
En plus, quand j’me cherche une amazone, je finis toujours dans la frèrezone...

 

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Publié le 7 Octobre 2026

Voilà un poème que j'ai mis deux ans à écrire entre décembre 2023 et aout 2026.

Il était une fois deux peuples sémites préparés à une guerre sans limite,
Pas foutus d’oublier ou pardonner et que la raison a abandonné
Le premier nie par sa foi de pèlerin la prescription millénaire du terrain
Le second qui refuse qu’on le remplace dit que qui va à la chasse perd sa place !

  • Prends tes jambes à ton cou, déguerpis,
  • Même si tu perds tout alors tant pis !
  • Ceux qui se sont pris pour Dieu foudroient,
  • Celui dont ils confisquent les droits,
  • Ceux qui encaissèrent le svastika
  • S’abaissent au niveau d'Hiroshima,
  • Alors meurs ou applaventris-toi !

Les uns jouissent de la plus fière technoscience pour s’étendre sans la moindre conscience
Les autres se servent de leurs poignards et de leurs cailloux pour finir bagnards
Sans tous leurs traumatismes respectifs, oseraient-ils être aussi directifs ?
Ils sont désormais en compétition pour faire pitié à toutes les nations !

     [Refrain]

Le tapis de bombe qu’ils te précipitent bien à l’abris cachés dans leur cockpit
Se passe de toute forme de commentaire tel les lois vétérotestamentaires
On dirait bien que cela les excite de nettoyer tous ces Amalécites
De la surface sanglante de la terre trois fois sainte et recouverte de cratères...

     [Refrain]

Au laboratoire du ressentiment, certains en avaient le pressentiment,
Car une dissidence antifanatique rêvait d'autonomie apostatique.
Mais les incarcérés à ciel ouvert qu’on fit tous semblant d’avoir découvert.
Pourront-ils un jour se débarrasser des sauveurs suprêmes dont on s'est lassé ?

     [Refrain]

Pendant que les dinosaures s’entretuent, quelques mammifères rêveurs et têtus
Pactisent des deux côtés du Dôme de fer, certains qu’il est possible de mieux faire
Avant l’Armageddon en contestant cet archipel infâme des bantoustans
Nous vaincrons bientôt l’illégalité…. Par un retrait, ou par l’égalité !

     [Refrain]

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Publié le 4 Octobre 2026

L’Europe est un abime sans fond : si tu veux accéder à ses fonds,
Il faut essayer de l’amadouer, un jeu auquel nulle âme n’est douée ;
Il n’y a pas 36 règlements, ainsi que l’a dit un Allemand :
VA-S-Y REGARDE L’EURO, MAIS L’EURO TE REGARDERA !
Une monnaie pour les gouverner tous… Une monnaie pour les trouver…
Une monnaie pour les amener tous… Et dans les ténèbres les lier…
AU PAYS D’ORDNUNG OÙ S’ÉTENDENT LES OMBRES !
L’œil de Sauron saura tout, alors quels sont tes atouts ?
Gollum, sais-tu comment te sevrer ? Ceux qui redemandent finissent manœuvrés !
Gandalf, on va bientôt te descendre ! Sais-tu comment renaître de tes cendres ?
La Troïka attrape tes banques, patatras ; plus vite que des tanks ;
Car la BCE a baissé le pouce, jusqu’à la City se sent la secousse ;
Et le FMI n’est plus ton ami, car pour le tiers-monde, l’Europe t’inonde ;
Et la Commission va comme en mission, te civiliser et va tout oser :
Le goudron et les plumes, comme aux temps du Far-West,
Ils auront le costume des médecins de Peste !
Alors Alexis, es-tu bien certain d’être assez fort pour changer ton destin ?
Et Yanis, dis-nous, as-tu bien compris : pour être un héros, quel en est le prix ?
Tous vos discours bêtes radotent la dette, pas de bol Schäuble en a ras-le-bol !
Mais jusqu’à où marcherez-vous au pas… si les petits PIGS ne le mangent pas ?
La francocratie a bien rétréci ; et la roulette russe, ce n’est pas Crésus ;
Tes liquidités sont évaporées, il faut t’inspirer de l’antiquité :
LA REMISE DU FARDEAU DES PÉONS AU MARTEAU,
ET LE TIRAGE AU SORT QUI SERA LEUR RESSORT !
Il faut aveugler le cyclope capitan pacha de l’Europe !
Les protestants protesteront, les catholiques les quitteront,
Mais les philosophes seront rois, la raison seule fera la loi !
Alexis, regarde ! La Grèce se soulève ; enfonce ton glaive, là, jusqu’à la garde !
Et dis à Yanis que la carabine bat la moraline de Beloyánnis !
AUTOFINANCE-TOI, POUR L’AMOUR DE DIEU,
AUTONOMISE-TOI, OU CRÈVE-TOI LES YEUX !
Alexis, mais pourquoi diable t’es-tu transformé en sable ?
L’espace d’un référendum, je t’avais pris pour un homme !
Le dernier d’un continent d’usuriers impénitents,
Où les damnés de la terre s’échouent pour toujours se taire…
Tant pis, vous serez un cuirassé Potemkine :
DOUZE ANS APRÈS VOUS, LA FRANCE AUSSI SE MUTINE !

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