Poème : souvenir de l'été 2015
Publié le 4 Octobre 2026
L’Europe est un abime sans fond : si tu veux accéder à ses fonds,
Il faut essayer de l’amadouer, un jeu auquel nulle âme n’est douée ;
Il n’y a pas 36 règlements, ainsi que l’a dit un Allemand :
VA-S-Y REGARDE L’EURO, MAIS L’EURO TE REGARDERA !
Une monnaie pour les gouverner tous… Une monnaie pour les trouver…
Une monnaie pour les amener tous… Et dans les ténèbres les lier…
AU PAYS D’ORDNUNG OÙ S’ÉTENDENT LES OMBRES !
L’œil de Sauron saura tout, alors quels sont tes atouts ?
Gollum, sais-tu comment te sevrer ? Ceux qui redemandent finissent manœuvrés !
Gandalf, on va bientôt te descendre ! Sais-tu comment renaître de tes cendres ?
La Troïka attrape tes banques, patatras ; plus vite que des tanks ;
Car la BCE a baissé le pouce, jusqu’à la City se sent la secousse ;
Et le FMI n’est plus ton ami, car pour le tiers-monde, l’Europe t’inonde ;
Et la Commission va comme en mission, te civiliser et va tout oser :
Le goudron et les plumes, comme aux temps du Far-West,
Ils auront le costume des médecins de Peste !
Alors Alexis, es-tu bien certain d’être assez fort pour changer ton destin ?
Et Yanis, dis-nous, as-tu bien compris : pour être un héros, quel en est le prix ?
Tous vos discours bêtes radotent la dette, pas de bol Schäuble en a ras-le-bol !
Mais jusqu’à où marcherez-vous au pas… si les petits PIGS ne le mangent pas ?
La francocratie a bien rétréci ; et la roulette russe, ce n’est pas Crésus ;
Tes liquidités sont évaporées, il faut t’inspirer de l’antiquité :
LA REMISE DU FARDEAU DES PÉONS AU MARTEAU,
ET LE TIRAGE AU SORT QUI SERA LEUR RESSORT !
Il faut aveugler le cyclope capitan pacha de l’Europe !
Les protestants protesteront, les catholiques les quitteront,
Mais les philosophes seront rois, la raison seule fera la loi !
Alexis, regarde ! La Grèce se soulève ; enfonce ton glaive, là, jusqu’à la garde !
Et dis à Yanis que la carabine bat la moraline de Beloyánnis !
AUTOFINANCE-TOI, POUR L’AMOUR DE DIEU,
AUTONOMISE-TOI, OU CRÈVE-TOI LES YEUX !
Alexis, mais pourquoi diable t’es-tu transformé en sable ?
L’espace d’un référendum, je t’avais pris pour un homme !
Le dernier d’un continent d’usuriers impénitents,
Où les damnés de la terre s’échouent pour toujours se taire…
Tant pis, vous serez un cuirassé Potemkine :
DOUZE ANS APRÈS VOUS, LA FRANCE AUSSI SE MUTINE !
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