Poème n°3 : Tonnerre dans un ciel sans nuage
Publié le 14 Août 2026
Au poker tu obtins la victoire et tu n’arrivais pas à y croire,
Tel un cobaye de laboratoire prêt pour au tribunal te faire voir.
Toutes ces cartes racontaient une histoire, mais tu savais l’art de prévaloir,
Cesse de nier que tu es méritoire et apprends à savourer ta gloire !
Puis tu fus vendu pour deux furets par un faux-cul qui te rassurait,
Tous les secrets que tu conjurais, à qui a-t-il pu les susurrer ?
Arrête un peu de te torturer, ta parano est prématurée,
Tu n’as pas idée de la purée où tu glisseras dans la durée !
Pendant que l’Europe périclitait, gouvernée par l’imbécilité,
Tu crus perdues pour l’éternité les fulgurances de l’antiquité,
Flamby face aux fausses divinités se dégonfla en servilité,
Mais tu vis la possibilité de fonder une nouvelle cité :
Si tu crois encore au grand soir, n’aie peur de rien sauf décevoir,
Essaie de baiser battre et boire pour contrecarrer la World War,
Sans jamais les laisser t’accroire qu’il serait vain ou illusoire
De courir le long du rasoir sans trébucher dans la nuit noire !
En cas de combats frénétiques dans des tranchées cybernétiques
Tu peux faire comme les hérétiques firent pendant les temps prophétiques
T’enfuir dans les monts helvétiques pour étudier la dialectique
Puis refaire l’Union Soviétique en un peu plus hellénistique !
C’est alors au nord du Grand brouillard que t’aurais pu être débrouillard,
Mais au lieu d’investir tes milliards, tu préféras rester rondouillard,
Est-ce pourquoi tu ne fus pas couillard lorsqu’elle t’offrit un rire égrillard ?
Cesse de croire qu’on te cache un poignard, elle voulait seulement jouer au billard !
Puis c’est à Panam qu’une occasion se présenta pour la diffusion
De ta thèse à la télévision : une menace illégale d’exclusion !
Dans l’ascenseur tu eus des visions, tu t’attendais à une explosion,
Ton esprit était en confusion, et t’interner fut leur décision.
Tu entendis un tonnerre qui gronde dans un ciel sans nuage à la ronde,
Tu vis venir l’errance vagabonde des transgressions marines qui inondent
Les excroissances de ce monde immonde où les infinis sensuels abondent
Ente les idées nauséabondes et les résipiscences pudibondes
Tu ne t’es pas défenestré, étant de ceux qui combattraient
Mais tu te crus un peu castré, vu qu’ils t’avaient enregistré
Pendant que tu te la lustrais. Alors resteras-tu prostré,
Ou bien vas-tu te dépêtrer, pour pouvoir enfin folâtrer ?
Sors de ta bulle et parle-leur, pour vérifier si c’est un leurre,
Tu sens qu’est enfin venue l’heure de leur démontrer ta valeur
En faisant périr le malheur sans user d’un antidouleur
Mais en te montrant querelleur avec la caste des violeurs !
Avec insolence ils te poussèrent dans le trou où mourut Althusser,
Te gavant de médocs qui t’usèrent, ce fut ta traversée du désert,
Tu aurais fini ta vie amère sans la consolation de ta mère,
Elle fêta ton triste anniversaire pour que soudain l’étau se desserre.
De retour parmi les sains d’esprits, de toi l’univers s’était dépris,
La France avait élu le mépris pour vendre ce qui n’a pas de prix,
Au fond, avais-tu vraiment compris ce qu’il fallait avoir entrepris
Pour ne pas mourir dans le mépris comme tant d’autres génies incompris ?
Commence là ton chemin de Damas pour lequel tu es à la ramasse,
Tu peux en finir de ton surplace, risque ton poignet et brise la glace ;
Mais ne deviens jamais Fantômas avec le savoir que tu amasses :
Si tu t’enfermes dans ton palace, gare au courroux de la populace !
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